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Tube avec crépine pour cuve eau.

J’utilise personnellement une cuve acier pour récupérer de l’eau, le tout avec un suppresseur, mais le problème que je rencontre chaque année est que quelque soit la qualité du kit d’aspiration que je prends, il fini par casser avec le temps.

Kit d'aspiration équipé, L.7 m, Diam. 25 mm

Que ça soit avec une crépine en plastique, le tuyau ou comme ici la bague en laiton qui casse à cause de la pression.

pour faire donc dans plus solide, il est possible d’acheter les éléments séparément
et personnellement j’ai fait le choix de ne prendre que la crépine en laiton et le reste du
tuyau directement en polyethylène

Tube d'alimentation polyéthylène, Diam.19 x 25 mm, en couronne de 10 m

avec les raccords qui vont bien.
l’avantage, c’est que l’ensemble est sensé résister à 10 bars.
le seul inconvénient est que c’est beaucoup plus rigide.

l’autre problème des cuves de pluie est qu’elles sont sujet avec le temps à se charger.
Pour éviter que la crépine touche le fond et récupère trop de saleté, j’ai placé la crépine dans un tube pvc de 80 ( de goutière ) et bouché le fond avec une 1/2 bouteille d’eau.
et ouvert une fenetre dans le tube pvc pour faire rentrer l’eau

On perd un peu en capacité, mais ça réduit les maintenances des filtres en aval.

Erreur classique du débutant solaire

Par Pierre Amet

[note de la rédaction] Parfois on a des idées et parfois elle ne sont pas forcément bonne à l’usage. Dans tous les cas pensez à faire valider sur le forum vos projet d’installations si vous avez un doute.
Pierre président d’honneur de l’APPER nous fait par de son expérience sur la production d’ECS avec un ballon double échangeur:

Utiliser le serpentin du haut d’un ballon normal à double serpentin
pour produire de l’ECS instantanée ou du chauffage , fig.1 :

La surface d’échange est bien trop petite pour être utilisée de la sorte ! seuls certains ballons du commerce utilisent cette technique, ils disposent d’échangeurs de très grande surface.

Le serpentin du haut est conçu seulement pour de l’appoint haute température,
ex :

Préférer un montage de ce type à celui de la fig.1 :

Ce ballon combi peut recevoir aussi un deuxième serpentin et/ou un appoint électrique.

Sur-isolation d’un Ballon

Par Francis Gaborit et Yves Brungard

Sujet traité par le passé mais toujours tellement d’actualité.

Nous constatons que l’isolation standard des ballons d’eau chaude est insuffisante, même en neuf, même en solaire.

Les pertes d’un ballon proviennent du transfert thermique à travers les parois et au niveau des points singuliers (connexions hydrauliques,
électriques…).

Les normes définissent une constante de refroidissement qui permet de caractériser ces pertes. Les fabricants indiquent aussi les pertes
statiques.

La constante de refroidissement Cr exprime la perte par jour et par degré de différence de température entre l’ambiance et la température destockage.

Conventionnellement, cette température de stockage est considérée à 65°C, et la température ambiante à 20°C.


Voici un tableau qui indique les constantes de refroidissement (en Wh/K/jour/l) en fonction du volume du ballon, les pertes journalières,
annuelles et le coût avec un tarif en heures creuses arrondi à 0,09 €/kWh.

La facture est loin d’être négligeable, sachant que cette énergie sert juste à maintenir le ballon en température. Ceci ne prend pas en compte
l’énergie pour chauffer l’eau consommée.
Les ballons selon la NF catégorie B ou C diminuent les pertes de 10%. C’est mieux, mais ce n’est pas décisif.

Et maintenant, supposons qu’on enveloppe notre ballon d’un matelas confortable d’isolant moelleux. Voici sur ces courbes le résultat selon qu’on ajoute 60 mm ou 160 mm. La méthode de calcul pour le ballon standard est la même, j’ai pris une épaisseur de 40 mm d’isolant qui approche convenablement les valeurs précédentes.

Le graphique ci-contre rapporte les pertes à la quantité d’énergie stockée dans le ballon. On voit qu’en standard, le ballon perd de l’ordre de 20% en un jour de son stock d’énergie, soit environ 7 à 8 °C. Avec 60 mm d’isolant supplémentaire la perte est inférieure à 5°C.

Une meilleure isolation procure une meilleure constante de température dans le ballon (l’eau chaude reste bien chaude ), ce qui diminue les besoins en eau chaude (pour une douche à température constante par exemple): l’autonomie en eau chaude est augmentée.
Si le chauffe-eau est dans le volume chauffé, çà chauffe la maison en été…!!!


Et si le chauffe-eau n’est pas dans le volume chauffé, c’est de la perte pure… ou bien çà chauffe la cave ???!!!
Si on imagine le nombre de chauffe-eau installé dans le pays, ça fait une belle ardoise …pour rien !

Un exemple d’isolation d’un ballon: http://www.appers-olaire.org/Pages/Experiences/Brungard%20Yves%2057/Sur%20isoler%20un%20ballon/index.html
Un sujet sur le forum qui traite du sujet: http://forum.apper-solaire.org/viewtopic.php?t=4268


Annexe : Voici la méthode de calcul utilisée.
Volume du ballon : V
Hauteur : h
Diamètre : D interne
Epaisseur d’isolation : e
Surface d’échange : S=pi.h.(D+e) + 2 pi D²/4
(on suppose que la surface moyenne est le milieu de l’isolant, ce n’est théoriquement pas exact)
Coefficient d’isolation λ : 0.033 W/m.°C (mousse polyuréthane)
Température de stockage : Ts
Température ambiante (°C) : Ta
ΔT=Ts-Ta
Puissance de perte (W) : Pp= λ S ΔT / e
Lien vers la feuille de calcul au format open office calc
Lien vers la feuille de calcul au format excel

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