Carnet de bord
édition 2  octobre 2006


Ce document réuni les commentaires, ‘’justifications’’ et pense bête à propos de mon installation, avec, pour ambition de devenir le manuel d’utilisation et de dépannage. S’il peut servir à vous donner envie, à vous (me) poser des questions ou à apporter des réponses c’est du bonus….
Un peu comme un carnet de bord il a été fait au fur et à mesure de la conception et de l’installation.
D’ailleurs il contient encore quelques questions sans réponse (soulignées en rouge)…

SOMMAIRE

 

 

1      DIMENSIONNEMENTS initiaux: 2

2      INSTALLATION.. 4

2.1       Schéma. 4

2.2       Circulateurs : 5

2.3       ECS : 7

2.4       Chauffage : 7

2.5       Capteurs. 7

2.6       Régulation : 9

2.7       Ballons. 9

2.8       Couplage Ballon-Tampon-Capteurs. 10

2.9       Plomberie / Isolation. 11

3      COUTS. 12

3.1       Argent (DEVIS & REALISE) 12

3.2       Temps Passé. 13

4      PROGRAMATION Millenium II 14

4.1       Gestion température radiateurs (V3R) 14

4.2       Gestion Echangeur Chauffage (V3CH) 14

4.3       Gestion ECS (V3ECS & ChôdOff) 14

4.4       Gestion Panneaux (V3PS & C1 C2) 15

4.5       Gestion Boucle ECS. 17

4.6       Display. 17

4.7       Image de la feuille de programmation. 18

4.8       Conclusion. 18

5      ELEMENTS DE RENDEMENT (ho les bô panneaux APPER !) 19

6      Annexe : DRAINBACK ?  cékoi ?. 20

6.1       Définition. 20

6.2       Principe. 20

6.3       Avantages. 21

6.4       Rumeurs, ondit et autre questions. 22

6.5       Pour que cela marche. 23

7      ILLUSTRATIONS. 24

7.1       Bâti : 24

7.2       Panneaux : 24

7.3       Stock Chauffage : 24

7.4       Equipement du stock : 25

7.5       Matériel Plomberie : 25

7.6       ECS : 25

7.7       Electronique / Régulation : 26

7.8       Plomberie réalisation : 26

 

1         DIMENSIONNEMENTS initiaux:

Donc, hors lave linge/vaisselle on peut penser économiser 1000€/an.
Le coût de fonctionnement d’un circulateur est faible : Pour 100W cela donne 0.1kW*7h*350j*0.1€ = 245kWh*0,1€ = 24.5€/an([4]).


2         INSTALLATION

2.1      Schéma  


2.2      Circulateurs :

·        Contrainte : Il faut pouvoir chasser les bulles d’air dans le tuyau à contre pente (eau chaude)

·        La vitesse d’une bulle d’air est inférieure à 40 cm/s ce qui fixe  un débit minimal lors de la purge (http://www.pmmh.espci.fr/fr/Enseignement/Archives/Examens/2000/exam2000.pdf)

·        Débit nécessaire dans capteurs 40 à 80 l/h/m2 soit, pour 20 m2, 800 à 1600 l/h  (10 à 25 l/mn)  
=> section max tuyau descente (contre pente) =10/(60*4)=0.041 dm2 => diamètre intérieur max = 23mm
=> le dégazage ne doit pas être un problème si le tuyau chaud est < 18mm (avec une grande marge sécurité)

·        Perte de pression, à la louche : les pertes sont de 10mm/m de collecteur (source notice ‘solo’)  (longueur aller eau froide=21, retour eau chaude 20) soit max 45m soit 450mm de perte de charge. Perte dans les capteurs (en //) 10 mbar donc négligeable. Un calcul de mécanique des fluides sur 1m3/h dans diam 18mm & sur 45m donne 500mm de perte, on trouve 1300mm en diamètre 14 (en fait cela fait + voir § circulateur)

·        Faut-il vraiment deux circulateurs pour l’amorçage? J’ai fait quelques tests avec des pompes Salmson NXL33 et un seul groupe de 4 panneaux.  Une pompe placée à 50cm du sol (1.5m en dessous de la surface libre du tampon) n’arrive pas à amorcer le circuit en basse vitesse, y arrive en moins de 2 minutes à haute vitesse. Apres amorçage on obtient un débit de 360l/h en petite vitesse sur 4 panneaux. L’amorçage est plus efficace (il n’y a plus de bulles) et rapide (60s) avec 2 pompes en série à haute vitesses[5]. Bref la deuxième pompe a été achetée dans un moment d’inquiétude (j’avais plein de bulles), cela ne venait pas de la pompe….

·        Quand j’ai mis les deux groupes de panneaux aucune des deux solutions (pompe en // ou en série) n’était capable d’assurer le débit ??? Replongeant dans Excel et d’autre documents j’ai essayé de comprendre ce que représentent les courbes d’efficacité des pompes. C’est là que j’ai compris un des mails du forum APPER qui dit que ‘’série ou // c’est une hérésie : il faut une (seule) pompe de la bonne dimension’’.

o       En effet des pompes en // semblent pouvoir fournir plus de débit (mais sans augmenter la hauteur maximale). Mais comme le débit possible est plus fort les pertes le sont aussi (au carré !!) donc, finalement le débit est inchangé car la limite c’est la hauteur manométrique.

 

 

 


o       Les pompes en série : là l’hérésie réside dans le fait que la deuxième pompe représente une perte de charge pour la première. Elle doit donc être activée au moins en vitesse lente pour compenser. Ici il est vrai que la hauteur manométrique est augmentée (somme des deux hauteurs) mais le débit final n’est pas très loin du débit avec une seule pompe.


Dans un diagramme tel que ci dessus les trois courbes de pente négative représentent l’équation de la pompe en fonction des trois vitesses de rotation. Grosso modo elles sont de la forme Plim=Po-A(v).Q. Plus le débit est grand moins la pompe pompe haut. Le faisceau de courbe à pente positive représente la perte de charge d’un circuit à écoulement turbulent : Perte= R.Q2.

Pour un circuit donné lorsque l’on change la vitesse on se déplace sur l’une de ces courbes jusqu'à l’intersection avec la courbe de pompe correspondante.
A l’équilibre on a donc Plim = Pertes => RQlim2 +A(v)Q=Po-Ps (Ps= Pression statique du circuit). A moins de travailler avec de très grosses sections de tuyau on voit que les courbes de pertes sont très raides et que vouloir augmenter le débit implique des pertes beaucoup plus grandes…

Grâce au premier essai avec les Salmson, j’ai pu mesurer les Qlim pour différentes vitesses A(v) de pompe. J’en ai déduit le R de mon circuit et me suis auto convaincu que mon modèle de circuit était correct :

Pertes=1,5 + 3,2Q2 mètres, soit 5m à 1m3/h. J’ai pris une pompe WILO TOPS 7 elle donne théoriquement 5.5m à 1m3/h en vitesse 2 et je suis effectivement un peu au dessus des 1m3/h depuis que je l’ai installée (1.15m3/h).

Pompe pour panneaux et débitmètre,


Bref, maintenant que cela marche, à la question faut-il deux pompes pour du TexRo à faible différence de hauteur ? La réponse est non sans aucune hésitation. Je ne gère même plus la vitesse de la pompe pendant le remplissage (du moins pour l’instant).

La présence d’une seconde pompe sur le système TexRo ne s’explique que s’il y a une grande différence de hauteur. La seconde pompe, qui doit présenter une faible résistance à l’arrêt, n’est pas forcément du même type que la pompe principale.

 

2.3      ECS :

Le ballon solaire remplace la chaudière lorsqu’il est suffisamment chaud (T est mesurée en haut du ballon). Lorsque la température baisse il est utilisé en série avec la chaudière. J’ai installé une vanne thermostatique (VTH1) sur l’ECS pour éviter les accidents et les pertes.

Circuit ECS

2.4      Chauffage :

La chaudière existante (GEMINOX) comporte un ballon ECS intégré de 100l. La chaudière chauffe un stock d’eau selon un thermostat interne (env. 60°). Une partie (réglable par V3R) de l’eau provenant des radiateurs rentre dans la chaudière, l’autre est renvoyée dans le circuit par un circulateur commandé (tout ou rien) par un thermostat d’ambiance. V3R ‘régule’ donc la température de l’eau dans les radiateurs.

Circuit départ chauffage,
La question est de savoir où insérer les calories provenant des panneaux :

·        insertion avant la boucle chaudière (en série sur le retour radiateurs) : Pas bon car tout le débit des radiateurs passe dans l’échangeur solaire cela ne peut qu’augmenter les pertes

·        Retour en parallèle du retour chaud chaudière: c’est une option mais pas bonne car il faut que l’eau solaire soit ‘très’ chaude mais :

·        Retour chaud de l’échangeur en série de la chaudière: on chauffe la chaudière… c’est con à mi-saison

·        Solution : Selon la température du stock solaire l’eau est envoyée soit dans le bas de la chaudière pour être réchauffée soit directement dans le circuit. C’est fait de façon ‘passive’ par VTH2

·        Retour chauffage solaire,

RQ : le circulateur chauffage actuel circule trop fort : il y a sûrement quelque chose à faire…

 

2.5      Capteurs

  1. J’ai envisagé le fait de faire mes propres capteurs. Le prix total (absorbeur cuivre + tuyaux + carrosserie + vitrage + isolation) est supérieur (de 50%) aux prix de capteurs du commerce qui, eux, ont un revêtement sélectif et du vitrage trempé…
  2. Capteur à tube sous vide : un rendement 10 à 30% supérieur pour un coût 50% supérieur avec des conditions d’utilisation strictes (surchauffe interdite). Cela plus le fait qu’il s’agit de capteur long (2m) m’a fait rejeter cette solution, l’argument d’absence de prise au vent étant souvent compensé par la présence de réflecteurs à l’arrière.
  3. Bref, j’ai pris huit capteurs plans 2.5m2 (2.25 effectifs) proposés par APPER (marque Solimpek type marvel version sans solar key mark). Aucun regret c’est du matériel de pro, l’hiver n’est pas encore passé mais les journées de petit temps m’ont agréablement surpris, le rendement semble bon. Un capteur était légèrement abîme sur la face arrière pendant le transport mais il a été réparé facilement.
    Panneaux vue de face,

 

  1. Ils sont installés horizontalement sur deux rangées de 8m de long. Ils sont situés au nord de la maison à 2,60m de haut pour ne pas être masqués par les toits, les deux rangées sont distantes de 5m pour que la première rangée ne fasse pas d’ombre sur la seconde. Orientés plein sud (à 5° près) et inclinés à 60° par rapport à l’horizontale.
    Panneaux vue arrière, détail fixation et contrepoids,

  2. Le tout est posé sur une pergola en bois qui sert d’abri voiture (carport en français). L’ossature a été posée rapidement pour qu’elle se stabilise et sèche avant le montage des panneaux
  3. 400kg de capteurs sur 6 points d’appuis (mur + 3 poteaux) : on est à moins de 100Kg de charge par point + les contrepoids : au total 200 kg par point d’appui.
  4. Calcul de dilatation acier/alu/cuivre sur 8m pour DT =40° : (alu 2.3e-5 Cu 1.7e-5 Fe 1.2e-5 bois 5e-6) soit en gros 5mm sur 8m. Le différentiel Al(capteurs)-Fe (structure) est de 3mm : Moins dramatique que je ne pensait. De toutes façons j’ai finalement fait 8 supports indépendants en ferraille soudée donc les dilatations se font sur 1.4m au lieu de 8m soit un delta de 0,6mm. Pour le cuivre sur 6m avec un dt de 100° on a une dilatation de 10mm : pas négligeable… J’ai mis des raccords inox souples à chaque raccord.
  5. Il parait intelligent de mettre des vannes manuelles pour séparer les deux groupes de capteurs mais ce n’est pas très compatible du système de vidange…
    Détail charpente vannes aller,
  6. La prise au vent des panneaux à 100km/h nécessite un contre poids de 80kg par capteur (110 kg à 120km/h). J’ai utilisé d’anciennes dalles de béton pour faire la fonction. Le vrai vent de tempête est plutôt d’Est chez nous : je n’ai quasiment pas de prise. Pour le vent du Nord, je suis plus ou moins abrité par des arbres. Tout cela pour dire que je suis serein mais quand même inquiet quand le vent souffle. Nous en sommes à notre troisième coup de vent dont un vraiment fort (mais d’Est)
  7. Ils sont montés en deux groupes de 4 en quasi Tickelman (comme sur le schéma global) et pas en Tickelman pur et dur comme ci-dessous :

 


Moralité, le collecteur étant de diamètre constant il circulait beaucoup plus d’eau dans les deux panneaux extrêmes que dans les panneaux centraux (dans un rapport supérieur à 3 !)

Remoralité : l’eau était en ébullition au centre, et froide sur les deux panneaux de bord. Je m’en suis aperçu au bruit et au fait que le comportement changeait anormalement selon la position de la sonde de température dans l’un ou l’autre panneau.

Solution : Grosse prise de tête, mesures et calculs pour finir avec l’installation de diaphragmes (comme indiqué dans le schéma global) dans les capteurs extrêmes pour en limiter le débit. (Diaphragme est le nom pompeux pour un jeton de lavage percé d’un trou de 7mm.)

Depuis plus de problèmes…

 

Nota : le problème se pose encore plus fort pour les panneaux montés ‘en série’ (en mettant bout à bout les collecteurs internes)

Fichier de calcul des diaphragmes Remarque : vous devez être identifié sur ce site pour avoir accès aux fichiers joints (cela ne coûte rien !!!)

  

  1. Si on masque une partie des capteurs est-ce que l’on fait circuler de l’eau dedans ?
  2. imaginer un système de masquage automatique en cas de panne de courant => problème à résoudre : il ne faut pas que cela consomme trop en position ‘ouvert’ mais il faut que la fermeture soit ‘passive’  (utiliser des électro-aimant alimentés sur panneau solaire et des contrepoids pour fermer ?)
  3. Concevoir un brise vent à l’arrière des capteurs
  4. Question pas claire : en été il semble quand même qu’il vaut mieux faire circuler de l’eau plutôt que d’avoir les capteurs vides…

 


2.6      Régulation :

2.7      Ballons

 


Vue de l’échangeur de chauffage,  Echangeur et clarinettes + Compteur,  Echangeur avec stratificateur en place,

 

A tous les sceptiques : maintenant que l’hiver est commencé je peux garantir que cet échangeur fonctionne réellement : l’eau qui en sort est à la température du stock…

2.8      Couplage Ballon-Tampon-Capteurs

S’il n’y avait que le tampon, le système TexRo est hyper simple (et donc fiable). Il suffit de respecter la pente des tuyaux. Le fait de vouloir coupler aussi un ballon ECS a complexifié le circuit…


Au repos l’eau dans le bol est au niveau du stock. Lorsque le système pompe et si l’eau provient du tampon, l’eau revenant des capteurs se dirige vers le tampon (en chassant l’air) car il n’y a pas de dépression en bas du bol. Au contraire, si l’eau des panneaux vient du ballon il y a une dépression au fond du bol, l’eau ne va plus vers le tampon. Cela marche parce que, par construction, il rentre exactement autant d’eau en haut qu’il en sort en bas (celle qui est passée par la pompe).

 



 

2.9      Plomberie / Isolation

 


3         COUTS

3.1      Argent (DEVIS & REALISE)

DEVIS

Réel:

 

description

Qté

 

couts

source du devis

total

Sub Tot

Qté

pu

source

total

Sub Tot

Capteurs

20

m2

130,00

 

piac / Apper solaire 

3 000

3 000

 8

 350

apper

 

2800

Support Capteurs

 

 

 

 

 

 

516

 

 

 

 

512

poutre 20x20 3m

3

u

46,67

 

 

140

 

 

 

 

 

 

poutre 10x22 6m

3

u

52,67

 

scierie aix

158

 

 

 

 

 

 

chevrons 5x7 4,5

10

u

6,60

 

 

66

 

 

 

 

 

 

chevron 10x7 4,5

10

u

15,10

 

 

151

 

1

total

scierie aix

512

 

intégration (bois+lasure+...)

 

 

 

 

 

 

 

1

726,4

divers

726,36

726

Fixation des capteurs

1

na

1,00

 

Recup fers de l'abri existant

1

 

 

 

 

 

 

Cuivre

140

m

0,00

 

Q.A.

 

335

 

 

 

 

254

Isolation

 

 

 

 

 

 

217

 

 

 

 

113

Raccord Vannes

 

 

 

 

 

 

258

 

 

 

 

599

Cu 22

5

m

3,10

 

Q.A.

16

 

35

3,1

lm

108,5

 

Cu 20

10

m

3,10

 

Q.A.

31

 

0

3,1

QA

0

 

Cu 18

25

m

2,50

 

Q.A.

63

 

35

2,44

bd

85,4

 

PER  20-25

50

m

2,27

 

Q.A.

114

 

25

1,48

bd

37

 

PER 13 16 + gaine

50

m

1,24

 

Q.A.

62

 

25

0,92

bd

23

 

Gaine pour PER 25

100

m

0,51

 

Q.A.

51

 

 

 

 

 

 

Manchon 22-13

6

m

2,00

 

Q.A.

12

 

1

113

bd

113

 

Manchon 18x13

8

m

2,00

 

Q.A.

16

 

 

 

 

 

 

Manchon 18x13 ss colle

26

m

1,89

 

Q.A.

49

 

 

 

 

 

 

Manchon 28 13

40

m

3,00

 

Q.A.

120

 

 

 

 

 

 

Manchon 22 13

10

m

2,00

 

Q.A.

20

 

 

 

 

 

 

Vanne manuelle

10

u

6,12