auto-construire son chauffage solaire individuel à  capteur plan à effet de serre , UN CHAUFFAGE  SOLAIRE SIMPLE   Par  Michel Evrard  Massongy -  Plaine du Chablais-   Haute-Savoie.
capteur solaire
 

Evolution du projet
            au fil du temps
                         Par  Michel Evrard
                                 Massongy -  Plaine du Chablais-   Haute-Savoie.

 

Présentations:

                                        Ma nouvelle installation solaire
 

           Ceux qui ont lu les resultats de ma 1ère expérience on pu voir mon « radiateur solaire » qui donnait de bons résultats. Le 15 janvier 2005, journée bien ensoleillée, j’ai divisé par deux, ma consommation de bois. Je rappelle que dans mon ancienne installation, le radiateur solaire était branché directement sur le capteur, sans échangeur, ce qui donnait un rendement maximum et un résultat immédiat. L’eau qui circulait dans ces deux éléments était additionnée d’antigel. Le chauffe-eau solaire était indépendant.
           J’ai voulu faire mieux. Aujourd’hui, j’ai fusionné le chauffe-eau solaire et le radiateur solaire. Pour cela, j’ai remisé au sous-sol, le capteur solaire que j’avais fabriqué avec mon frère et je l’ai remplacé par deux capteurs Giordano du même type que ceux que j’ai sur le toit. Cela me fait 8 m2 de capteurs qui sont reliés les uns aux autres. Les calories sont envoyés dans un ballon de 300 litres à double échangeur. Celui du bas amène les calories produites par les capteurs et celui du haut envoie, en thermosiphon, une partie des calories stockées dans le radiateur situé dans le salon juste au dessus. Je n’ai qu’à ouvrir la vanne et les calories montent à toute allure. Cette installation a été réalisée, au tout début du mois d’Avril. Lors de la première journée à peu près ensoleillée, le cumulus s’est retrouvé à 70° vers 15 heures. J’ai donc ouvert le radiateur qui a affiché une température de 60°. A 21 heures, l’eau circulait encore à 48°. J’ai laissé le radiateur fonctionner toute la nuit, pour voir. Le lendemain matin, vers 7h, il était encore tiède. Le cumulus était environ à 43°. C’est à peu près, à cette température que le thermosiphon s’arrête. L’eau  sanitaire était encore un peu pré-chauffée. Avec ce système, je peux privilégier soit l’eau chaude sanitaire, soit un appoint au chauffage du séjour. La différence avec l’ancien radiateur est que la chaleur est différée de quelques heures. En revanche, l’apport calorique plus important, vu que j’ai augmenté notablement la puissance totale de mon installation.
           Je précise que mon installation n’est pas complètement automatique. Le chef d’Entreprise (uniquement axée sur le solaire thermique ou photovoltaïque) qui a réalisé ma nouvelle installation, m’a bien proposé de motoriser une vanne commandant le radiateur, qui se serait ouverte à partir de 50°, par exemple. Pour l’instant, je préfère intervenir pour faire le complément de régulation. Ce n’est pas trop fatigant et pas trop compliqué : ouvrir ou fermer la vanne du radiateur.
           Ces jours-ci (début mai), je suis obligé de couvrir les deux capteurs du bas, car je n’ai plus besoin de chauffer l’appartement. Je comptais sur l’avant toit pour les mettre à l’abri du soleil, c’est raté. Ce n’est pas grave. J’ai fabriqué deux caches amovibles en contre- plaqué, montés sur des tasseaux verticaux permettant à l’air de circuler entre le cache et le capteur. Les 4 m2 de capteurs du toit sont largement suffisants pour amener le cumulus solaire à 65°, avec des pointes à 75°, de Mai à fin Septembre.  Dans ce cas, le cumulus électrique réglé à 54°, ne se déclenche pas. Je signale qu’un mitigeur thermostatique empêche l’eau d’y arriver à plus de 60°, pour éviter des brûlures qui pourraient être graves au dessus de cette température. En fait, Celui-ci est obligatoire, quand l’eau du cumulus solaire arrive directement aux robinets. Ce n’est pas le cas de mon installation. Je devrais pouvoir enlever de dispositif.
           Au départ, j’avais opté pour un cumulus solaire à un échangeur. J’avais imaginé de faire passer les calories directement dans le radiateur et puis dans le cumulus. Il aurait suffi de mettre une vanne trois voies manuelle, pour orienter l’eau plutôt du côté du radiateur ou plutôt du côté de l’eau chaude sanitaire. Le chauffage de l’appartement aurait été immédiat, comme dans le système précédent. C’est un option assez valable.
           Je déconseille de construire son capteur soi-même. L’Industrie propose, aujourd’hui, de nombreux types de capteurs qui ont des surfaces absorbantes sélectives très performantes et qui ont l’avantage d’avoir un vitrage résistant à des chocs assez violents et ça ne revient  pas plus cher. Mais il y a toujours moyen de faire des capteurs avec des radiateurs extra-plats de récupération. En tout cas, n’oubliez pas d’aller faire un tour sur internet à « capteurs solaires ».
           L’idéal dans la disposition des éléments de l’installation serait de mettre le cumulus au dessus des capteurs, afin que les calories montent toutes seules. Si ce n’est pas le cas, on  met un circulateur, une régulation différentielle (230 euros) et quelques autres éléments : ça fonctionne très bien, mais c’est plus cher. Avec le système fonctionnant en thermosiphon, il faudrait prendre un cumulus à double échangeur, pour diriger les calories excédentaires vers un radiateur. Il faut alors un circulateur, un vase d’expansion et un simple thermostat à 35 euros, pour déclencher le transfert à partir de 40° ou de 50° (comme on veut). Dans chaque département, il y a une Association qui conseille le public, l’oriente vers les Entreprises agréées et facilite l’obtention des subventions. Ceux qui ne veulent produire que l’eau chaude sanitaire, doivent savoir qu’il existe plusieurs sortes de chauffe-eau solaires.
           Pour ma nouvelle installation, j’ai demandé les subventions. Mais il faut savoir que j’avais déjà dépensé 3.500 euros, pour mon premier chauffe-eau solaire et diverses expériences. D’abord, j’ai fait fonctionner le radiateur en thermosiphon, dans une chambre des combles aménagées. J’aurais bien aimé y placer un cumulus à double échangeur,  mais il aurait fallu que je prévois cette disposition, dès la construction. Je ne regrette pas d’avoir dépensé cet argent de cette façon. Au fond, je n’ai fait que transférer sur l’énergie solaire, l’argent que j’économise sur le budget auto, en roulant (le moins possible) avec une voiture économe en énergie et parmi les moins coûteuses du marché à l’achat. Je n’ai pas besoin de mentionner les autres avantages. J’en signale quand même un : la satisfaction de savoir que l’on ne fabrique pas de déchets nucléaires, quand le soleil a bien voulu remplir le cumulus de calories qui en sont indemmes.
 

                          EVRARD Michel. Route de la Tour. Massongy. Haute-Savoie.
 
 

 

 

contact: Michel Evrard
evrardmichel1940@free.fr

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